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L'Académie grecque du Goût et les Unions d'hôteliers de Crète ont présenté mercredi dans une conférence de presse à Heraklion le programme ''En conservant l'alimentation crétoise - CONCRED'' dont la mise en oeuvre commence sur-le-champ. Selon ce programme, les restaurants qui respecteront des directives culinaires précises se verront octroyer un label certifiant leurs prestations dans la bonne cuisine crétoise. Le programme, qui est matérialisé en coopération avec les restaurants de l’île, s'inscrit dans le cadre du Programme d'actions novatrices de la région de Crète et est financé par la Commission européenne, la région de Crète et les professionnels de la branche.
Une bonne vie, modèle crétois Manger plus, vivre plus longtemps Pourquoi les Crétois sont-ils en si bonne santé ? Les statistiques médicales –incluant l’incidence relative des maladies cardiovasculaires, des cancers du sein et du côlon- démontrent que les Crétois constituent le peuple le plus sain du monde. Le secret est dans l’assiette : le régime crétois est maintenant largement reconnu comme le plus sain du monde. Jusqu’au milieu des années 60, les Crétois vivaient et se nourrissaient au rythme des saisons, tomates et aubergines en été, choux et poireaux en hiver, artichauts au printemps et châtaignes en automne. Puisque les frigidaires n’existaient pas, on se servait de condiments locaux et de conserves de légumes, de poisson et de viande séchés et salés. Ils ne leur venaient pas à l’esprit de réclamer des fraises à Noël ou du potiron en juillet ! Si la nature n’imposait pas des règles diététiques strictes, les préceptes de l’église Orthodoxe en imposaient au contraire. Les chrétiens dévots observaient trois grandes périodes de jeûne – 40 jours de Carême avant Pâque, 40 jours avant Noël et 15 jours avant l’Assomption. Ils ne consommaient ni viande, ni poisson, ni produits laitiers et œufs, les mercredis et vendredis et ce tout au long de l’année. Pour compenser, l’année était ponctuée d’un grand nombre de jours de fêtes. Mais pour les pauvres, la viande restait un luxe permis 5 ou 6 fois l’an. Mais même les habitants plus prospères des villes ne consommaient de la viande plus de 2 fois par semaine. Bien sûr, l’exercice représentait une aide non négligeable. Avant-guerre, en raison du réseau routier restreint et du nombre de véhicules réduit, les Crétois étaient inévitablement de grands marcheurs. Il ne faut pas oublier les travaux des champs qui étaient effectués à la main par les hommes et les femmes qui se rendaient à pied à côté des ânes ou des mules dans les villes voisines afin de vendre ou d’échanger leurs récoltes. Les quatre années d’occupation allemande durant la Seconde Guerre Mondiale ont bouleversé l’équilibre historique entre jeûne et festoiement. De nombreux crétois ont subsisté avec le strict minimum : avec des produits faits à partir de blé, d’orge et de farine, des légumes sauvages, de l’huile d’olive, du fromage de chèvre et des petites chèvres. Le vin local et l’eau de vie rendaient ce régime pauvre un peu plus supportable. En 1947, des représentants de la Fondation Rockefeller sont venus en Crète pour évaluer l’état de santé des Crétois et les aider à reconstruire leurs existences. Après avoir noté la quantité de nourriture absorbée dans un certain nombre de villages, les chercheurs américains étaient horrifiés par la faible quantité de viande et de poisson consommée. Mais ils étaient encore plus embarrassés par le degré de santé des Crétois en dépit de ce manque de protéines. Les comparaisons effectuées avec la population des Etats-Unis ont révélé que les Crétois étaient à 90% plus sains. Maladies cardiovasculaires, cancer et malnutrition sont presque inexistants.
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